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Côte d’Ivoire/ Journée de la justice pénale internationale : la Présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane déclare que que l’État de droit au niveau international ne peut exister sans des institutions judiciaires indépendantes

Haye, 17 juillet 2026- Il y a vingt-huit ans, le Statut de Rome est né d’une conviction commune : les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne doivent pas rester impunis. Son adoption a permis la création de la Cour pénale internationale, seule juridiction pénale internationale permanente établie pour mettre fin à l’impunité des auteurs de ces crimes.

Depuis lors, la Cour pénale internationale s’acquitte de son mandat et est aujourd’hui saisie de situations provenant de différentes régions du monde. La Cour n’a jamais été autant sollicitée, ce qui témoigne de la pertinence constante de sa mission.

En cette Journée de la justice pénale internationale, rappelons que l’État de droit au niveau international ne peut exister sans des institutions judiciaires indépendantes, qui appliquent le droit au moyen des décisions rendues par des juges impartiaux. La Cour pénale internationale est l’une de ces institutions. En exerçant sa compétence à l’égard des personnes accusées d’avoir commis les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale, la Cour constitue un mécanisme essentiel de lutte contre l’impunité et offre un espoir de justice aux victimes de ces crimes graves.

Les juridictions internationales doivent demeurer indépendantes et à l’abri de toute influence politique ou de toute forme de coercition. Cela garantit leur impartialité et assure que les procédures soient équitables. Pourtant, ces dernières années, le droit international a été soumis à des pressions croissantes, tant par des attaques directes que par un affaiblissement de l’engagement en faveur de son respect. Il n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui de défendre l’État de droit au niveau international et de poursuivre la quête de justice. Même dans les circonstances les plus difficiles, la Cour pénale internationale demeurera résolument fidèle à sa mission : rendre justice aux victimes des crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale.

Grâce au soutien constant des États parties et de la société civile, ainsi qu’à l’engagement de son personnel, la Cour est en mesure de poursuivre l’exécution de son mandat, aussi exigeant qu’indispensable. En cette Journée de la justice pénale internationale, rappelons que la quête de justice est une responsabilité partagée. Surtout, n’oublions pas celles et ceux qui attendent encore que justice soit rendue pour les crimes dont ils ont été victimes.

IBK/Muslimivoire