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Côte d’Ivoire / Dépôt d’argent sur un mauvais numéro : une erreur aux lourdes conséquences judiciaires

« Bien mal acquis ne profite jamais. » Cette vérité, transmise de génération en génération, rappelle que l’appropriation du bien d’autrui, qu’elle passe par la tromperie, la manipulation ou le détournement, dépasse la simple violation des règles juridiques : elle ébranle les fondements mêmes sur lesquels repose toute société juste et équilibrée.

À l’heure où la notion de propriété s’étend bien au-delà des biens matériels pour englober des ressources immatérielles, ces atteintes se multiplient et se complexifient.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le récit suivant.

K.K.J cherchait à régler d’urgence les frais médicaux de son père gravement malade,il a effectué un virement de 500 000 FCFA via mobile money. Mais dans la précipitation et l’émotion, il a saisi un mauvais numéro de téléphone.

Dès qu’il s’en rend compte, il alerte immédiatement son agence de mobile money. Malheureusement, les agents lui indiquent que les fonds ont déjà été retirés. K.K.J tente alors de contacter le bénéficiaire par téléphone pour lui expliquer la situation et obtenir la restitution de son argent, mais ses démarches à la amiable restent sans succès.

Face à ce refus, il saisit la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Les investigations menées permettent d’interpeller le nommé G.A.S.

Lors de son audition, ce dernier a reconnu avoir reçu et dépensé la somme. Il a expliqué que cet argent était arrivé au moment du décès de sa grand-mère et qu’il l’avait utilisé pour contribuer à l’organisation des funérailles, souhaitant ainsi épargner sa mère des charges financières liées au deuil.

Il soutient toutefois qu’il avait l’intention de rembourser ultérieurement la somme à K.K.J.

En définitive, G.A.S a été présenté devant le parquet pour appropriation de bien d’autrui portant sur la somme de 500 000 FCFA, conformément aux dispositions de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.