Le jeudi 5 février 2026, à 698 km d‘Abidjan, au nord-ouest de la Côte d’Ivoire, dans la sous-préfecture de Santa (département de Ouaninou), trois personnes dont deux femmes et un homme ont été interpellées et placées en détention au parquet de Touba pour leur implication effective dans des cas de pratique d’excision. Elles sont actuellement en instance de jugement au tribunal de Touba.
La Fondation Djigui la Grande Expérience souligne que cette arrestation rappelle que l’excision, Mutilation Génitale Féminine (MGF), constitue une violation grave des droits fondamentaux, notamment du droit à l’intégrité physique et à la santé. Cette pratique, aux conséquences physiques et psychologiques souvent irréversibles, est interdite par la loi ivoirienne et réprimée par le Code pénal.
L’article 5 de la Constitution de la Côte d’Ivoire (révisée en 2016) vise et interdit spécifiquement les MGF : « L’esclavage, la traite des êtres humains, le travail forcé, la torture physique ou morale, les traitements inhumains, cruels, dégradants et humiliants, les violences physiques, les mutilations génitales féminines ainsi que toutes les autres formes d’avilissement de l’être humain sont interdits1».
Tandis que la loi n°98/757 promulguée le 23 décembre 1998 prévoit que toute atteinte à l’intégrité des organes génitaux d’une femme, par voie de mutilation totale ou partielle, excision, désensibilisation ou tout autre pratique, si elle s’avère sanitairement néfaste, est passible d’une peine d’emprisonnement de un à cinq ans et d’une forte amende de 360 000 à 2 millions de FCFA.
La peine est portée de cinq à vingt ans d’emprisonnement si la victime meurt des suites de son opération.
‘’Nous saluons l’action des autorités judiciaires et encourageons une procédure appropriée et stricte. Cet acte démontre l’importance de la vigilance collective et du renforcement des mécanismes de protection, notamment dans les zones rurales. Soutenons les efforts de sensibilisation, d’éducation et d’accompagnement des communautés pour une éradication durable de toutes les pratiques néfastes à la santé et au bien-être des femmes et des filles’’, précise la Fondation.
MBS/Muslimivoire















