Le 6 février marque la journée mondiale de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). A l’instar de la communauté mondiale, la Côte d’Ivoire est déterminée à opposer une « Tolérance zéro » face au drame des mutilations génitales féminines (MGF), communément appelées excision.
Selon Imam Djiguiba Cissé, président Comité National, du Comité Inter-Africain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CN-CIAF), les MGF est une pratique traditionnelle néfaste, une violation des droits humains, une atteinte à la dignité et à la santé de la femme, un défi moral, culturel et religieux.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), toute observation entrainant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquée des fins non thérapeutiques.
En Côte d’Ivoire, le taux de prévalence des mutilations génitales féminines varie de 36 à 38%, selon le ministère de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité. Selon l’enquête MICS 2026 de l’UNICEF, le taux des filles/femmes de 15-49 ans, excisées;
| NORD | 73.7 |
| NORD-OUEST | 75.2 |
| OUEST | 62.1 |
| CENTRE-NORD | 42.04 |
| NORD-EST | 25 |
| SUD-OUEST | 39.12 |
| SUD | 26.1 |
| CENTRE-OUEST | 34.8 |
| CENTRE | 18.1 |
| CENTRE EST | 23.7 |
Dans les zones Ouest, Nord-Ouest et Nord, il touche plus de 70% des 15-49 ans mais ce taux décline dans les régions Centre, Sud et Est, quoiqu’existant, en raison des migrations transfrontalières..
Position des religieux sur cette pratique
L’Imam déclare que L’excision n’est pas du tout reconnue par la religion musulmane car aucun texte ne la justifie. Pour argumenter, il cite Protection de la vie (Hifz An-Nafs), l’iinterdiction du préjudice (La darar wa la dirar), et un Hadith authentique « Il ne doit y avoir ni dommage, ni riposte au dommage. » Au christianisme, il est indiqué selon Matthieu 19 :14 ‘’Respect du corps créé par Dieu Amour et protection des plus faibles « Laissez venir à moi les petits enfants… »
Rôle des leaders religieux dans la lutte contre ce fléau
Le PCA de la Fondation Djigui explique que les guides religieux doivent clarifier les enseignements, briser les forces croyances, parler avec autorité morale et protéger les filles et les femmes. Car dira-t-il, en Islam, les savants sont les héritiers des Prophètes.
Pour l’éradication de cette pratique, l’Imam a fait des propositions. A l’endroit des guides religieux, le PCA leur a exhorté à organiser des prêches religieux contre l’excision et à sensibiliser les communautés. Quant aux gouvernants, l’Imam leur encourage à appliquer la loi, à protéger les victimes et permettre une reconversion des exciseuses.
Pour clore, Imam Djiguiba Cissé rappelle que l’abandon de l’excision est un devoir religieux, une responsabilité morale et un engagement communautaire.
IBK/Muslimivoire















