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Ordonnance sur la société civile : le DG des Cultes appelle au respect du texte.

Le Directeur Général des Cultes, a reçu en audience une délégation du Conseil des Apôtres de Côte d’Ivoire (CACI), à la demande de cette dernière, le mercredi 26 février 2025, dans ses locaux sis à Cocody deux plateaux. Suite à leur conférence de presse tenue, le 18 février dernier, les responsables de la CACI disent être venue vers la direction générale des cultes exposer leurs remarques sur la nouvelle ordonnance N°2024-368 du 12-06-2024dans l’optique d’éventuelles révisions ou reformulations de celle-ci en plusieurs de ses articles.

Le porte-parole du CACI, l’Apôtre ZONDO Marc Antoine, président des églises Roc, est revenu point par point, sur les articles qu’ils ne comprendraient pas et qui selon eux gêneraient le bon fonctionnement de leurs églises. Il s’agit entre autres des articles 30, 32, 47 et 77 qui abordent respectivement les questions de la promotion du genre, des dons et legs, du rapport d’activités et l’intervention des religieux étrangers. Par ailleurs, il a dit ne pas contester l’ordonnance encore moins défier l’Etat mais que son organisation plaide plutôt pour que les décrets d’application qui découleront de cette ordonnance prennent en compte certaines reformulations ou précisions sur la base de leurs remarques.

Le Directeur Général des Cultes, Monsieur Messamba BAMBA s’est attelé à leur expliquer l’esprit qui a présidé à la mise en place de ce texte. Pour lui, l’ordonnance N°N°2024-368 du 12-06-2024 relatives à l’organisation de la société civile constitue une avancée en matière de règlementation pour les associations cultuelles car elle prévoit en son sein des dispositions spécifiques aux organisations religieuses. Ce qui n’était pas le cas dans l’ancien texte (la loi N°60-315 du 21 septembre 1960 sur les associations sur les associations). Le Directeur général des cultes est allé plus loin en simulant même des cas pratiques sur chaque articles « litigieux » afin d’amener la délégation du CACI à mieux comprendre le texte.

Au final, le directeur général des cultes leur a démontré que  nouvelle ordonnance n’avait nullement pour but de régenter les églises mais devrait à terme responsabiliser davantage les associations tout en le amenant à s’adapter aux exigences de notre société qui se modernise de plus en plus afin de mieux s’y insérer et de jouer pleinement leur rôle. C’est sur ces entrefaites qu’il les a invités à « éprouver » cette nouvelle ordonnance le temps de voir les retouches à y apporter s’il y a lieu. Mais en attendant, il les exhorté à laisser le texte s’appliquer en l’état. Les parties se sont réjouis d’une rencontre fructueuse et ont admis que ces échanges qui se poursuivront ont permis de rapprocher un tant soit peu les positions.