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Mairie de New York/ Obama propose son soutien à Zohran Mamdani en cas de victoire

À deux jours du scrutin municipal new-yorkais, le favori Zohran Mamdani a reçu un appel inattendu : celui de Barack Obama.                                                                                                                                 Selon le New York Times, confirmé ensuite par Reuters, l’ancien président démocrate a salué la campagne du député d’État et lui a proposé d’être un “sounding board”, autrement dit une oreille attentive, s’il remportait l’élection. Obama a félicité Mamdani pour la manière dont il a mené sa campagne face à ses deux principaux adversaires : l’ex-gouverneur Andrew Cuomo, candidat indépendant, et le républicain Curtis Sliwa. “Zohran Mamdani a apprécié les mots de soutien du président Obama et leur échange sur l’importance d’apporter une nouvelle forme de politique à notre ville”, a déclaré sa porte-parole Dora Pekec.

Une identité musulmane assumée

Né en Ouganda de parents indiens, le jeune homme politique, d’obédience chiite, assume ouvertement son identité musulmane, ce qui irrite les partisans du mouvement MAGA (Make America great again) qui affichent des idées ultraconservateurs, nationalistes et racistes. Arrivé à l’âge de 7 ans aux États-Unis avec sa famille, Zohran Mamdani est naturalisé depuis 2018. Lui, qui avait tenté par le passé de percer dans le rap, incarne tout ce que ces militants trumpistes rejettent, lui valant une campagne de haine islamophobe de ses adversaires.

Figure montante du courant socialiste démocrate, Zohran Mamdani creuse l’écart dans les sondages, donné à 40 % des intentions de vote contre 34 % pour Cuomo et 24 % pour Sliwa. Son programme, axé sur la justice sociale – hausse des impôts pour les plus riches, gel des loyers stabilisés, renforcement du logement public inquiète certains milieux financiers mais séduit un électorat jeune et populaire.  Zohran Mamdani s’est également fait connaître pour son soutien affiché à la Palestine et sa dénonciation du soutien américain à la politique israélienne. Des prises de position courageuses qui lui valent à la fois le respect d’une partie de la gauche progressiste et les attaques de ses adversaires, notamment républicains.

Sa percée électorale, soutenue notamment par Kamala Harris et la gouverneure Kathy Hochul, illustre un virage à gauche au sein du Parti démocrate. Mais elle soulève aussi des tensions : ses critiques envers Israël pourraient être exploitées par les républicains sur la scène nationale. Samedi soir, le candidat continuait de battre le pavé dans les bars et clubs new-yorkais, micro en main : “Sommes-nous prêts à battre Andrew Cuomo ?”, lançait-il, sous les acclamations.

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