L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé vendredi qu’elle refusait de transmettre aux autorités israéliennes la liste de son personnel palestinien et international, faute de garanties suffisantes concernant leur sécurité et l’indépendance de ses opérations dans les territoires palestiniens.
Selon un communiqué de l’ONG, cette décision intervient après « de nombreux mois d’échanges infructueux » avec les autorités israéliennes, qui avaient exigé en mars 2025 que les organisations humanitaires fournissent des informations personnelles détaillées sur leurs employés dans le cadre de leur procédure d’enregistrement.
Le ministère de la diaspora, responsable de l’enregistrement des organisations humanitaires, a précisé dans un communiqué que MSF devrait quitter le territoire palestinien « d’ici le 28 février ». Cette décision fait suite « au refus de MSF de soumettre des listes d’employés locaux, une exigence applicable à toutes les organisations humanitaires opérant dans la région », a-t-il ajouté en accusant l’ONG d’être revenue sur un engagement pris en ce sens début janvier.
MSF dit avoir immédiatement exprimé ses inquiétudes, rappelant que les travailleurs humanitaires et médicaux ont été « intimidés, arbitrairement détenus et attaqués » depuis le début de la guerre. Depuis octobre 2023, environ 1 700 membres du personnel de santé ont été tués, dont 15 employés de MSF, selon l’organisation. Le 30 décembre 2025, les autorités israéliennes ont informé MSF que son enregistrement préalable avait expiré, lui donnant un délai de 60 jours pour cesser ses activités. Dans un effort pour maintenir ses opérations, l’ONG affirme avoir proposé le 23 janvier de partager, à titre exceptionnel, une liste partielle de noms de membres de son personnel, sous réserve d’engagements clairs sur leur protection.
En l’absence de tels engagements, l’organisation affirme n’avoir transmis « aucune information » sur son personnel aux autorités israéliennes.
IBK/Muslimivoire












