À la veille du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre, nos pensées vont d’abord aux victimes, à leurs familles, à leurs proches. Dix ans après, la blessure reste ouverte. Cette nuit tragique a marqué notre histoire commune et continue d’interroger notre humanité.
Ces crimes ont été commis par des terroristes sanguinaires. Rien ne peut justifier la barbarie ni l’assassinat d’innocents. Ceux qui ont semé la mort ce soir-là ont trahi non seulement les valeurs humaines les plus élémentaires, mais aussi l’islam qu’ils prétendaient défendre.
L’islam n’est pas une idéologie ni une appartenance identitaire. C’est une voie intérieure, une spiritualité. À travers les siècles, les grands maîtres soufis et mystiques de l’islam ont rappelé que le véritable combat n’est pas celui qu’on mène contre les autres, mais celui qu’on mène contre soi-même : contre l’orgueil, la haine et la peur. Rûmî, le poète de l’amour divin, écrivait :« Là où l’amour règne, il n’y a plus ni moi ni toi. L’amour est le souffle de la paix. »
Et Ibn ‘Arabî proclamait : « Mon cœur est devenu capable de toutes les formes : il est prairie pour les gazelles et cloître pour les moines… Je suis la religion de l’amour, où que se dirigent ses montures. » Ces paroles nous rappellent que l’islam est avant tout un chemin d’amour, d’humilité et de lumière.
Les victimes du 13 novembre sont nos frères et sœurs en humanité. Leur souvenir nous engage à rester fidèles à cette paix que Dieu propose à toute l’humanité.
Le terrorisme n’a pas de religion. Et l’islam, dans son essence, demeure une invitation à la paix du cœur et à l’amour universel.
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