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Ethiopie/ 39e sommet de l’Union Africaine : La procureure adjointe de la CPI, Mame Mandiaye Niang, renforce les liens avec les États africains.

Du 12 au 16 février 2026, Addis-Abeba, en Éthiopie,  le procureur adjoint de la Cour Pénale Internationale, Mame Mandiaye Niang, a conclu sa mission à la 39e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine.

Cette mission s’inscrivait dans le cadre des efforts continus du Bureau du Procureur de la CPI pour renforcer sa coopération avec les États africains et approfondir sa collaboration avec les institutions régionales africaines, en particulier l’Union africaine.

Lors du sommet, le procureur adjoint a tenu des réunions bilatérales de haut niveau, notamment avec  S.E. Joseph Boakai , Président de la République du Libéria, Mohamed Salem Ould Merzoug , Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’étranger,. Mahmoud Thabit Kombo , ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est-africaine de la République-Unie de Tanzanie et Phenyo Butale , ministre des Relations internationales de la République du Botswana.

Ces réunions ont permis des échanges constructifs sur la coopération avec le Bureau, les efforts nationaux et régionaux pour lutter contre l’impunité et le rôle important du droit international dans la défense des droits des victimes de crimes internationaux graves.

Le procureur adjoint Niang a déclaré : « Mon message principal lors de ce sommet a été que le Bureau du Procureur est là pour travailler avec les États africains en tant que partenaire dans la lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une cause commune, comme en témoigne le travail important que nous menons actuellement avec les autorités nationales dans divers contextes, notamment en Guinée, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, ainsi qu’avec d’autres acteurs, afin de soutenir les actions nationales en faveur de la justice pour les crimes d’atrocités. »

Ces échanges lors du Sommet constituent un moment crucial pour renforcer le dialogue, la compréhension et la collaboration entre le Bureau et l’Union africaine et ses États membres. Les discussions ont mis en lumière la reconnaissance partagée du caractère essentiel de la coopération, du dialogue et d’un engagement fondé sur des principes face aux menaces actuelles qui pèsent sur le multilatéralisme, à l’évolution de la situation sécuritaire et à la nécessité d’intensifier la lutte contre l’impunité.

Le procureur adjoint a également souligné, lors des discussions, que les victimes de crimes internationaux graves ne doivent pas être oubliées dans les efforts mondiaux visant à renforcer la coopération. Garantir que leur voix soit entendue, que leurs droits soient respectés et que la justice progresse de manière significative et crédible demeure une responsabilité fondamentale pour tous les acteurs engagés dans la lutte contre l’impunité.

Le procureur adjoint Niang a déclaré : « Nous traversons, tragiquement, une période de souffrance sans précédent à l’échelle mondiale, conséquence de crimes atroces. Cette vague d’inhumanité touche un très grand nombre de personnes. Un sentiment d’impunité alimente cette violence. Mais nous ne sommes pas impuissants face à cela ; nous disposons des outils nécessaires pour lutter contre ces crimes. Notre mission, qui s’appuie également sur les échanges de ce Sommet, est désormais de collaborer avec tous les États, les Nations Unies, les organisations régionales et internationales, les ONG et nos autres partenaires afin d’apporter une aide concrète aux victimes. »

Dans les prochains mois, le Bureau accélérera cet engagement, notamment par l’élargissement et l’approfondissement des activités de complémentarité avec un éventail d’autorités nationales de la région africaine.

MBS/Muslimivoire