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Election présidentielle/ Le candidat Vincent Toh Bi ‘’ Nous sommes le maillon utile pour réconcilier l’ensemble des partis politiques et les populations ivoiriennes’’

L’ancien préfet de la ville d’Abidjan, le candidat indépendant à l’élection présidentielle d’octobre 2025 à déposer ce mardi 26 août son dossier de candidature au siège de la Commission Electorale Indépendante.

Mesdames et Messieurs de la presse et Mesdames et Messieurs de la commission électorale, comme vous l’avez suivi, nous sommes venus déposer notre dossier de candidature ce jour dans la foulée du processus électoral et à ce stade de l’évolution de ce processus.

 Nous avons donc fourni à la commission électorale toutes les pièces requises selon les dispositions constitutionnelles et légales. Et la CEI a accusé réception de tous ces documents. Nous avons reçu le document attestant que nous avons déposé tous les documents pour l’examen de la CEI et ensuite du Conseil constitutionnel.

Je voudrais à ce stade dire merci à tout le monde, merci à toute l’équipe qui a travaillé toutes ces années derrière les pieds, merci à cette grande famille que constitue la Côte d’Ivoire qui est représentée dans sa diversité aujourd’hui. Chacune des personnes que vous voyez ici avec moi a participé à la construction, au cheminement, parfois difficile mais toujours assez exaltant, dans le même but, celui d’avoir une Côte d’Ivoire en paix, une Côte d’Ivoire prospère, d’avoir la cohésion et l’unité dans ce pays que nous avons tous, d’avoir, de faire de ce pays un espace de bonheur, un arbre de paix et de fraternité. Je voudrais donc ici lancer un appel à l’ensemble des électeurs et de la population ivoirienne de nous faire confiance.

 Nous sommes le maillon utile pour réconcilier l’ensemble des partis politiques et les populations ivoiriennes pour plusieurs raisons. Nous constituons également la transition générationnelle utile pour la Côte d’Ivoire pour que l’éléphant soit toujours au devant de la marche. Je voudrais maintenant, si vous avez quelques questions auxquelles nous allons nous plier, et voilà l’essence de notre déclaration.

 Vous avez annoncé des difficultés relatives au parrainage. Est-ce que vous avez obtenu les parrainages ?

 Lors de la conférence de presse que nous avons tenue il y a deux mois, nous n’avons pas dit que nous avions personnellement des difficultés pour le parrainage. Nous avons dit qu’il y a cinq éléments qui peuvent faire du parrainage un élément qui ne favorise pas le processus électoral. Vous avez été invité, vous avez déjà reçu les documents, l’analyse que nous avons fait parvenir, et nous, nous avons achevé notre parrainage avec beaucoup plus de régions que ce qui était requis, et toutes ces personnes que vous voyez ici ont été à pied d’œuvre. Donc encore une fois, quand nous sommes dans un processus électoral, quand nous sommes dans la construction de la démocratie, la finalité c’est que le pays soit en paix, ce qui n’est pas de contestation.

 Et toutes les réserves techniques que nous avons soulevées avec beaucoup de respect, de courtoisie à l’endroit de la population ivoirienne, pour sensibiliser l’opinion, tous ces éléments dans le but d’avoir un processus qui soit le plus transparent possible. Ce que j’avais dit en essence, c’était la question suivante. En quoi l’introduction du parrainage améliore la qualité de nos élections ? Pour un pays qui a connu des élections et chaque fois des troubles électoraux, des violences, quand on fait une innovation électorale, cette innovation doit venir pour corriger les raisons des violences, et non pas les compliquer davantage. Et donc toutes les propositions que nous ferons iront dans ce sens-là, comme la question du parrainage. Et nous souhaitons rudement que cette question soit revue plus tard. Mais cela dit, nous sommes respectueux de la loi et des institutions de la République, et vous le savez, ayant au minimum incarné des valeurs et des institutions de la République. Donc nous disons que les textes et certaines dispositions ne nous semblent pas appropriés à un moment donné de notre histoire.

 Mais en tant que structure, en tant que candidats, en tant que groupe, nous marchons dans les règles de la loi et nous faisons ce que la loi nous demande de faire, en attendant certainement que, lorsque nous aurons la confiance du peuple, lorsque nous serons élus, certaines dispositions changent. Mais pour l’heure, nous respectons ces dispositions pour rester dans la course, pour rester dans le jeu et pour continuer à faire gagner la Côte d’Ivoire sans violence et dans un climat de consensus et de compromis pour que nous avancions. Voici un peu l’essence de toutes nos sorties que nous avons faites sur les aspects.

 Et ce n’est pas fini. Chaque fois que nous le ferons, nous mettrons en avant des difficultés que la Côte d’Ivoire pourrait rencontrer. Donc, Monsieur, c’était un peu ça le sens de la question du parrainage. Maintenant, comme nous sommes à la Commission électorale, tous les autres aspects sur le nombre de régions vous seront communiqués à des points de presse que nous ferons incessamment sur notre stratégie pour des élections apaisés, mais également notre occupation du terrain.

 Alors dites-nous, Monsieur Toh Bi, nous le souhaitons bien. Au soir du 25 octobre, vous êtes élu président de la République. Est-ce que vous allez prendre, justement, un décret pour supprimer cette partie de la loi qui impose aux candidats de collecter des parrainages pour être candidats ?

 Un des piliers du projet que nous vous proposerons, parce que maintenant que le procès électoral arrive à un niveau critique, dès que nous allons rentrer en campagne, nous allons vous proposer nos piliers de gouvernance. Et l’un des piliers, c’est la stabilité, la démocratie, la paix. Et donc, dans la démocratie, il y aura l’amélioration de nos processus démocratiques, dont les élections. Donc, nous ne serons pas seulement focalisés sur le parrainage. Le parrainage est l’un des nombreux aspects que la Côte d’Ivoire va devoir faire évoluer.

 Nous avons un processus électoral qui doit être ferme. Et la base de la stabilité d’un pays, c’est le processus de choix des dirigeants de ce pays. Et donc, nous ferons des propositions. Mais nous ne serons pas rivés sur la seule question du parrainage comme étant le seul obstacle. Il y a beaucoup d’autres obstacles, comme vous le savez. Et nous le ferons, pas parce que nous contestons ceux qui gèrent maintenant, mais parce que nous voulons une amélioration.

 Et je vous l’ai toujours dit, sur le plan technique, après chaque élection, tous les pays qui veulent consolider leur démocratie font des revues électorales. La revue, c’est revoir tout ce qui s’est passé, toutes les opérations techniques, toutes les dispositions constitutionnelles, légales, institutionnelles. On fait la revue, et avec tous les acteurs, les journalistes, les observateurs, les témoins, les techniciens, les partis politiques, la population.

 Et cette revue permet, dans un esprit ouvert, de souligner les difficultés. Après cela, on fait une réforme électorale qui consiste au changement de la constitution, de la loi, des règlements, des institutions. Et donc, c’est après ce processus qu’on pourra maintenant dire : « Écoutez, voici les choses qui ont émaillé notre processus électoral de difficultés par le passé.

 C’est un processus qui a lieu partout, au niveau des finances, au niveau du transport, au niveau des droits, au niveau des impôts, au niveau de l’administration, et maintenant au niveau électoral. Il n’y a aucune situation institutionnelle, administrative ou quelconque qui ne fasse pas l’objet d’une revue régulière pour être en adéquation avec l’évolution du peuple. Donc, c’est la même chose au niveau de la démocratie et des élections.  Donc, nous allons proposer une revue pour laquelle nous avons une idée très claire, autant que les autres aspects, notamment les finances du pays, l’économie, l’agriculture, l’éducation, la santé, l’emploi, la jeunesse. Et tout cela va faire l’objet de propositions pour les débats, si vous nous donnez l’opportunité de venir nous exprimer sur vos plateaux