Le calendrier spirituel de la Côte d’Ivoire vit, en cette année 2026, un alignement rare et sacré. Depuis le 18 février dernier, les deux grandes communautés de foi du pays cheminent de concert sur le sentier de la privation et de la prière. C’est dans ce contexte de ferveur exceptionnelle que Gozoa Serge Olivier, cadre dynamique de la région, a choisi de manifester son soutien indéfectible aux populations d’Ouragahio.
Le dimanche 1er mars, alors que les cloches de la paroisse Notre-Dame de Toute Grâce sonnaient la messe de 8h, l’atmosphère était empreinte d’une solennité particulière. Serge Olivier Gozoa, accompagné d’une délégation représentative de la vitalité de la jeunesse locale, a franchi le seuil de l’édifice les mains chargées.
Ce n’est pas moins d’une tonne de vivres et de non-vivres qui a été remise à la communauté catholique. Un don destiné à soutenir les fidèles les plus vulnérables durant ce temps de pénitence qui exige, outre la prière, une solidarité matérielle concrète.
Réceptionnant ces dons au nom de la communauté, le Père Curé Doukouré Boga Ernest a pris la parole avec une émotion contenue, plaçant le geste du donateur sous l’égide de la doctrine sociale de l’Église :« La Parole nous enseigne que celui qui donne aux pauvres avec amour est protégé contre l’adversité. Cette politique de partage doit guider ceux qui nous dirigent, ainsi que les équipes qui les accompagnent. »

Le prélat a souligné l’importance de voir la politique non comme une quête de pouvoir, mais comme un sacerdoce au service de l’humain. En saluant l’engagement de Gozoa Serge Olivier pour la jeunesse qu’il a qualifiée de « pilier de demain » le Père Boga Ernest a rappelé que l’intégration et la solidarité sont les seuls remparts contre l’oubli et l’exclusion.
Mais l’action de Serge Olivier Gozoa ne s’est pas limitée aux murs de la paroisse. Précurseur de l’unité, il s’était déjà illustré le vendredi 27 février dernier à la Grande Mosquée d’Ouragahio. Lors de la grande prière du vendredi, le jeune cadre a fait une entrée remarquée, apportant là aussi une tonne de vivres (riz, sucre, lait, huile) pour soutenir les fidèles musulmans dans leur mois de Ramadan.
L’Imam Dagnogo Mamadou, dans un prêche vibrant de fraternité, a salué une action salutaire qui apporte un véritable bouffée d’oxygène à la communauté. Pour l’homme de foi, voir un fils de la région se soucier ainsi du bien-être de ses frères, sans distinction de chapelle religieuse, est le signe d’une maturité politique et humaine exemplaire.
Prenant la parole devant les fidèles et les autorités locales, Serge Olivier Gozoa a explicité le sens de sa démarche. Pour lui, il ne s’agit pas de simple philanthropie, mais d’un acte de foi citoyenne.
« On ne peut rester en marge de cet élan de carême, surtout quand la communauté de Côte d’Ivoire, et singulièrement celle d’Ouragahio, vit un moment de privation aussi intense. Ce partage constitue le socle de notre foi commune en une Côte d’Ivoire unie », a-t-il déclaré.
Le fait que le carême chrétien et le jeûne musulman aient débuté de manière concomitante le 18 février est perçu par beaucoup à Ouragahio comme un signe divin. En intervenant auprès des deux communautés, Serge Olivier Gozoa ne se contente pas de nourrir les corps ; il nourrit l’esprit de fraternité qui définit la nation ivoirienne.
JM/Muslimivoire












