- la population exige la mise en place de contrôles techniques rigoureux
Selon la page Facebook d’El Habib DIEBATE (Plume citoyenne) , le dimanche 8 juin 2025, vers 16h, un taxi communal a pris feu au quartier Commerce de Daloa.
Selon plusieurs témoins, l’incendie serait directement lié à l’utilisation du gaz butane comme carburant, une pratique dangereuse qui se généralise dans les taxis de nombreuses villes de l’intérieur.
Heureusement, le conducteur et les passagers ont pu s’échapper indemnes, mais le véhicule a été réduit en cendres.
En Côte d’Ivoire, le gaz butane a été à l’origine de plusieurs drames, notamment des incendies de véhicules, avec des pertes en vie humaine. Par exemple, en avril 2021, trois personnes ont été tuées, dont deux totalement calcinées, lors de l’explosion d’un taxi communal à Locodjro dans la commune d’Attecoubé. L’utilisation du butane comme carburant dans les transports urbains a été pointée du doigt, notamment après un incendie de taxi à Abidjan.
il y a quelques années, qu’une campagne avait été lancée pour sensibiliser les usagers de la route sur les dangers de cette pratique. Le gouvernement ivoirien a interdit l’utilisation du gaz butane comme carburant dans les véhicules personnels et transports en commun, sur toute l’étendue du territoire national, pour la sécurité de la population, dans un communiqué rendu public en avril 2018. À travers, une campagne nationale de la direction générale des hydrocarbures pour la lutte contre l’utilisation de gaz comme carburant, l’Etat a rappelé qu’en Côte d’Ivoire, le gaz butane n’est pas autorisé comme carburant. Faisant remarquer que le butane, produit industriel de grande consommation dans les ménages en Côte d’Ivoire, est subventionné par l’Etat.
Le gaz butane est conçu pour la cuisine, pas pour alimenter des véhicules ! Utilisé de manière inappropriée, il représente un véritable danger, pouvant transformer n’importe quel véhicule en bombe roulante.
Le Cri de cœur de la population
Pour lutter contre l’incivisme routier, la population lance un appel urgent aux autorités compétentes. Notamment la mise en place de contrôles techniques rigoureux, l’application de sanctions sévères et l’interdiction formelle de cette pratique mortelle.
MBS












