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Côte d’Ivoire-Contrôle biométrique des élèves du privé: La gestion complète d’un dispositif très bénéfique pour l’Etat (DEEP)

La ville de Jacqueville abrite du lundi 13 au vendredi 24 janvier un atelier sur le contrôle biométrique des élèves affectés dans les écoles privées. Ce rendez-vous vise à former une équipe-projet. La gestion complète de ce système reste très bénéfique pour l’Etat, apprend-on des initiateurs.

La directrice de cabinet adjointe du Ministère de l’Education nationale et de L’Alphabétisation (MENA), Anastasie Sepou, a souligné l’importance d’engager, à travers la formation d’une équipe-projet, la transition du contrôle biométrique des élèves affectés dans le privé vers une gestion nationale.

Selon la directrice de cabinet, dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de concession du service public de l’enseignement au secteur privé, l’État ivoirien affecte des élèves dans les établissements privés homologués. En retour, ces établissements perçoivent des frais de scolarité qui s’élèvent à 120 000 FCFA et 140 000 FCFA par an et par élève, respectivement pour le premier et le second cycle.

Cependant, au fil des années, le retard dans l’élaboration des décisions de paiement s’est aggravé, principalement en raison de la lenteur du processus de contrôle physique des effectifs.

Poursuivant, elle a indiqué que pour y remédier, le MENA, avec le soutien financier de la Banque mondiale (BM) et du budget de l’État, a lancé en 2019-2020, le système de contrôle biométrique des élèves affectés dans les écoles privées.

Selon Anastasie Sepou, ce dispositif vise à vérifier la présence effective des élèves en utilisant une technologie informatique. Après quatre années de phase pilote, ayant permis l’équipement de 2382 établissements privés d’enseignement, la BM a décidé de transférer la gestion de ce système au MENA, le qualifiant de maître d’œuvre pour l’avenir, d’où la tenue de l’atelier pour la formation d’une équipe-projet.

 » Après quatre années de déploiement, il est essentiel que l’État prenne en main ce système pour garantir sa pérennité », a-t-elle déclaré, tout en invitant les participants à être assidus et attentifs durant les dix jours de formation à ce séminaire qui a pour objectif de permettre aux acteurs éducatifs de maîtriser pleinement le système, en vue de sa gestion autonome par l’État.

Le contrôle biométrique a permis de rationaliser la gestion des effectifs et d’assurer un paiement juste des frais de scolarité aux établissements privés.

La directrice de l’encadrement des établissements privés (DEEP),Touré née Diarra Mariam, a quant à elle expliqué que ce système a non seulement réduit les risques de fraude et de corruption, mais il a également diminué les déplacements physiques. Ce qui a conduit à des économies importantes pour l’État, estimées à environ à sept milliards de FCFA par an.

« Le système nous a permis de payer la juste dette, c’est-à-dire de régler les frais pour les élèves effectivement présents », a signifié la directrice.

Poursuivant, il a révélé que l’État a instauré un partenariat avec le secteur privé pour répondre à l’accroissement de la population scolarisable et à l’insuffisance des capacités d’accueil des écoles publiques.

La réforme du contrôle biométrique des élèves affectés marque un tournant dans la gestion de l’enseignement privé. Grâce à ce système, l’État pourra mieux maîtriser ses dépenses et garantir l’accès à l’éducation pour tous.

Pacôme Kouassi